Suite à une discussion de fond avec l'ami
Antoine, une remarque d'ordre général sur les
problèmes de mouillette
s'impose. Tout d'abord, il est nécessaire de rappeler
que la taille de la mouillette
est peu importante, il faut surtout bien touiller au fond
à l'aide de la
mouillette pour que ce soit
bon.
Contrairement aux affirmations de quelques-uns, une
mouillette s'use rapidement :
elle diminue en taille et se ramollie tout au long de sa
durée d'utilisation. Et une fois usée, y'a
plus de mouillette. Il est
alors nécessaire de changer de
mouillette. Une petite
préparation s'impose dite de " remise en condition ".
Il est conseillé d'avoir au moins deux
mouillettes pour finir : avec
une mouillette seule,c'est
limite mesquin (enfin, à son avis...) , il faut
s'économiser, voire radiner sur la
mouillette, ce qui n'est pas
convenable !!
La chemise collée au dos trempé, le
périnée humide, les jambes et les bras moites,
le front inondé, découlant en larmes
salées le long des joues, des Esseintes gisait
anéanti, sur sa chaise; à ce moment, la vue de
la viande déposée sur la table, lui souleva le
coeur; il prescrivit qu'on la fît disparaître,
commanda des oeufs à la coque, tenta d'avaler des
mouillettes...
Un affaissement sans bornes le coucha contre la table;
manquant d'air, il se leva, mais les
mouillettes avaient
gonflé ......
1528, retour de Cortès en Espagne
Cortés revient en Espagne en 1528. Il rapporte
des produits inconnus en Europe : Tomate, haricot blanc,
pomme de terre, maïs, piment, tabac et sa boisson
favorite, le chocolat.
Peu à peu, les espagnols se mettent à
boire du chocolat chaud. Ils le consomment aussi avec des
mouillettes ou des biscuits
qu'ils trempent dedans.
QUEL MANGEUR ETES VOUS ?
Quand vous mangez un uf à la coque, vous
avez plutôt tendance à :
1°découper soigneusement une petite calotte
au sommet de la coquille pour la détacher proprement
(et pouvoir y introduire ensuite des
mouillettes ou un doigt.
2°taper sur luf avec le dos de la
cuillère jusquà ce que la moitié
supérieure de la coquille soit réduite en
miettes.
3°le manger dur parce que vous lavez
laissé cuire trop longtemps.
REPONSE:
1°Pour vous, on ne plaisante pas avec la
nourriture. Vous êtes un dégustateur
raffiné, ou plus exactement maniéré,
limite maniaque. Un peu coincé, quoi. Vous êtes
du genre à ne boire que de la vodka-martini au shaker
et pas avec une touillette. Mais bon, c'est pas tout de
déguster, faudrait aussi penser à vous
nourrir, des fois.
2°Non seulement vous êtes un sadique, mais en
plus vous mangez comme un porc. Vous ne pouvez pas
préparer des cuisses de grenouilles sans avoir
préalablement épinglé le pauvre
batracien et l'avoir consciencieusement
électrocuté et disséqué pendant
des heures avec des pincettes. Mais cette cruauté n'a
d'égale que l'indécence avec laquelle vous
dévorez bruyamment tout ce qui passe à
proximité de vos mâchoires comme si vous
sortiez à peine d'une grève de la faim de
trois mois. C'est bien simple : vous n'êtes pas
sortable. Et après vous vous étonnez qu'on ne
vous invite jamais à dîner ! Et puis d'abord
arrêtez de manger entre les repas.
3°Vous êtes un loser. Toute la nourriture qui
passe entre vos mains cesse aussitôt d'être
comestible. Vous passez plus de temps à vous battre
contre les casseroles qu'à manger les morceaux que
vous arrivez à sauver. Achetez un livre de cuisine
pour débutants, pour commencer, parce que la cuisine
ça s'improvise pas. Et puis ne
désespérez pas, il faut se dire que la chance
finira bien par tourner un jour.